Le site, spécialisé dans la production de correcteurs électroniques de trajectoire (ESP), affichait pourtant une capacité de près de six millions de pièces par an. Longtemps présenté comme un maillon stratégique de l’équipement automobile européen, il a vu sa production chuter brutalement ces dernières années, passant de plus de cinq millions de pièces en 2020 à un peu plus de trois millions en 2025. Aucune nouvelle génération de produit n’a été lancée, malgré les attentes des constructeurs.
Pour justifier cette décision, la direction invoque un ralentissement durable du marché européen, une sous-utilisation du site et une concurrence internationale trop importante. La production d’ESP doit désormais être recentrée sur des sites allemands. Une stratégie assumée de réduction des coûts, dans un contexte de restructuration globale du groupe, qui prévoit déjà des milliers de suppressions d’emplois à l’échelle mondiale.
Du côté des syndicats, la colère est vive. Pour la CGT, FO et la FSU, cette fermeture s’inscrit dans une « dynamique dramatique » de désindustrialisation dans l’Allier, déjà frappé par une succession de fermetures et de plans sociaux. « Rien ne peut justifier qu’un…