Né en 1909 à Harnes, Charles Debarge était un simple militant local du Parti communiste, correspondant de L’Enchaîné et de L’Humanité. Resté fidèle au Parti communiste après le pacte germano-soviétique, il est mobilisé en septembre 1939, avant d’être renvoyé dans son foyer en tant qu’affecté spécial, c’est-à-dire soldat détaché de son unité et affecté dans une usine de guerre sous statut militaire.
Un communiste harnésien
Debarge participe à la collecte des armes abandonnées dès la débâcle du printemps 1940 et à la création des premiers groupes de l’Organisation spéciale (OS), l’ancêtre des FTP. À partir du mois de juin 1941, il est recherché par les Allemands en raison de son rôle pendant la grande grève des mineurs du Pas-de-Calais. Arrêté le 6 août 1941 par la Feldgendarmerie, il parvient à s’évader du centre d’otages de Lille où il avait été transféré avant d’être interrogé. Sa tête est alors mise à prix pour 100 000 francs.
À la fin de l’année 1941, après un séjour à Paris, il est chargé par la direction clandestine du PCF du Pas-de-Calais d’organiser une campagne de sabotages. Debarge est en lien avec Julien Hapiot, devenu, aux côtés de René Camphin, le responsable du PCF…