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Louis Aragon, le 9 décembre 1936
Histoire

Quand les « Noël rouges » irriguaient la France

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Mise à jour le 28 décembre 2024
Temps de lecture : 3 minutes

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PCF Religion

Non, il ne s’agit pas d’une ode à la trop célèbre marque du soda américain qui fixa la couleur rouge du Père Noël en 1930 à des fins mercatiques. Les Noël rouges furent, pendant les années de l’entre guerres, la création, par des communistes, de fêtes solidaires et culturelles dégagées de la religion.

Ces fêtes naquirent sous l’impulsion d’une organisation libre penseuse proche du Parti communiste qui vit le jour quelques années après le congrès de Tours sous le nom d’Union fédérale des libres penseurs révolutionnaires (UFLPPR) transformée en 1932 en une Association des travailleurs sans Dieu (ATSD).

Des « fêtes enfantines »

L’idée était, par une sécularisation des fêtes de fin d’années, de créer une convivialité destinée à mener « La Lutte antireligieuse et sociale » conformément au titre de la revue des travailleurs sans Dieu.

Il s’agissait de poursuivre, au sein du mouvement communiste français, les démarches lancées autour de la SFIO et de la franc-maçonnerie du Grand Orient de France par Marcel Sembat avec son Comité central des Fêtes et Cérémonies civiles de l’Ordre et sa publication de son organe, « les Annales des Fêtes et Cérémonies civiles ».

C’est le jeune Louis Aragon qui propose dans « La Lutte » un manifeste proposant une ligne pour les Noël Rouges : « L’athéisme est en effet seul compatible avec la théorie révolutionnaire qui est propre au prolétariat. La croyance en l’existence d’un dieu est une croyance contre-révolutionnaire, car les dieux ne sont pas au…

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