Elle fut définitivement formalisée à Yalta, puis inscrite dans la loi en octobre 1945 à Londres, lors de la création du Tribunal militaire international. La charte de ce tribunal fut signée, servant de base à toutes ses activités ultérieures.
Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, soulignait en novembre dernier, que « C’est l’Union soviétique qui a joué un rôle déterminant dans l’ouverture des discussions, puis dans la création du tribunal. La question de la nécessité de garantir l’inévitabilité de la punition des criminels nazis a été soulevée officiellement pour la première fois dans une note soviétique de novembre 1941 ».
Dès 1942, sans attendre ses alliés, l’Union soviétique met sur pied une « Commission d’État extraordinaire » (TchGK), chargée d’établir et d’enquêter sur les crimes des envahisseurs allemands et de leurs complices. Elle rassemblait des faits, des éléments et des témoignages oculaires sur les crimes commis par les nazis et leurs supplétifs. Sur la base des éléments recueillis, plusieurs procès furent organisés en URSS : le procès de Krasnodar (14-17 juillet 1943) ; le procès de Kharkov (15-19 décembre 1943) ; le procès de Lublin (27…