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RIA Novosti archive V. Kinelovskiy - CC-BY-SA 3.0
Seconde Guerre mondiale

Décembre 1941 : le mois où le destin du monde a basculé

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Mise à jour le 5 décembre 2025
Temps de lecture : 13 minutes

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Seconde Guerre mondiale Histoire Longs formats

On croit souvent que le véritable tournant de la Seconde Guerre mondiale en Europe se situe à Stalingrad. C’est oublier que la rupture décisive s’était produite plus tôt, dans la neige de décembre 1941, lorsque Moscou refusa de tomber, que la Blitzkrieg mourut dans la glace et que l’Armée rouge passa à la contre-offensive.

Pourtant, ce basculement — stratégique, déterminant, irréversible — resta longtemps méconnu, presque invisible aux contemporains de l’époque. Il faudra attendre 1943 et Stalingrad pour que les peuples comprennent enfin ce qui s’était joué deux ans plus tôt. Là où Moscou fut le tournant réel, Stalingrad en fut la révélation, l’évidence éclatante. Entre les deux se trouve l’écart essentiel entre ce qui s’est passé (décembre 1941) et ce qui fut compris (février 1943). Et c’est dans cet écart que se révèle la véritable portée de la bataille de Moscou : le lieu où se joua, sans que le monde ne le sache, notre destin.

Le tournant oublié

Il existe des mois où l’histoire bascule. Décembre 1941 est de ceux-là. Trois événements majeurs se produisent presque simultanément : la contre-offensive soviétique du 5 décembre, l’attaque japonaise de Pearl Harbor le 7 décembre, la déclaration de guerre d’Hitler contre les États-Unis le 11 décembre. En quelques jours, la guerre n’est plus européenne et asiatique : elle devient mondiale, totale, industrielle — et place l’Axe (Japon–Allemagne–Italie) dans une situation dont il ne pourra jamais se relever.

En vingt jours, la Seconde Guerre mondiale…

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