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Franche Connexion
Spectacle

« Les voiles écarlates » : l’hommage de Stéphane Titelein à un père communiste

Accès libre
Mise à jour le 7 août 2024
Temps de lecture : 2 minutes

C’était une évidence pour Michel Grabowski, directeur du service culturel de la ville d’Avion et pour Stéphane Titelein, comédien et metteur en scène de la compagnie Franche Connexion : la nouvelle création de Stéphane Titelein, initialement intitulée « Je suis communiste », puis « Je ne laisserai pas tes poings mourir » et finalement titrée « Les voiles écarlates » devait être jouée le 1ᵉʳ mai, pour la journée internationale des travailleurs.

Plus de deux cents spectateurs ont ainsi pu assister à la première du spectacle musical de Stéphane Titelein le soir du 1ᵉʳ mai, à l’espace culturel Jean Ferrat d’Avion, en présence du maire, Jean Létoquart et de Guillaume Sayon, adjoint à la culture.

Coproduite par l’association Ose Arts de Carvin, l’Escapade d’Hénin-Beaumont et les municipalités d’Avion, Méricourt, Sallaumines et Douchy-les-Mines, Les voiles écarlates sera cet été à l’affiche du festival off d’Avignon avant d’être joué dans le bassin minier à Sallaumines le 4 octobre, Carvin le 10 octobre, Hénin-Beaumont le 4 février 2025 et Méricourt le 28 février 2025.

Dans un décor de scène figurant une maison à l’abandon, une bande de musiciens est venue là pour empaqueter une vie. Cette vie, c’est celle de Georges Titelein, le père de Stéphane Titelein à qui l’auteur rend, par le texte et par la musique, un vibrant hommage.

Ce père, affaibli par un Alzheimer qui le prive de sa mémoire et de ses souvenirs, était un communiste, un délégué syndical, un militant engagé.

À travers des tableaux magnifiés par une scénographie inventive utilisant la lumière et le vent qui fait s’envoler les tracts et les vieux papiers et gonfler les voiles des bateaux, Stéphane Titelein convoque ses souvenirs d’enfance de fils de militant communiste, qui accompagnait son père aux réunions de cellule, sa mère aux manifestations de l’Union des femmes françaises contre les expulsions ou allait au cinéma pour voir des films soviétiques.

Aux côtés de Stéphane Titelein, aussi juste dans la colère que dans l’émotion qui scande un texte fort et poignant, ses camarades Charlie Giezek à la batterie, Timothée Couteau au violoncelle et Antoine Chartier au piano mettent en musique ce long poème de lutte pétri de nostalgie et d’espoir : nostalgie à l’évocation d’un passé militant qui s’évanouit, comme les souvenirs du père, mais espoir, quand même, en des lendemains qui chantent.

Oscillant entre les émotions, le spectacle de Stéphane Titelein embarque le spectateur. Ode à l’engagement, Les voiles écarlates est aussi un spectacle sur la fierté d’être militant, sur la camaraderie, sur l’importance de lutter pour l’émancipation humaine.

Non, on ne laissera pas vos poings mourir…

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