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« Je voudrais voir les gens qui poussent à la guerre sur un champ de bataille »

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Mise à jour le 7 août 2024
Temps de lecture : 2 minutes

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Poésie

Lorsque les temps se troublent et que la guerre pèse sur les peuples, des voix s’élèvent pour en appeler à la raison. Dans ce poème de 1852, François Ponsard dénonce ceux qui, à l’inverse, poussent à l’horreur.

Davantage connu pour ses tragédies, l’Académicien s’est fendu de ce poème, La Guerre, entre deux adaptations d’Homère. Bien plus que de pointer les va-t-en-guerre, il les invite avec une noire ironie à « prêcher leurs théories / Devant ces fronts troués ».

Des vers à lancer au nez des poursuiveurs de supplice, accrochés aux vieilles branches des marchands de canons, pour qui il n’y aura jamais de « der et ders » tant que les gros sous continueront de tomber.

LA GUERRE
Je voudrais voir les gens qui poussent à la guerre,
Sur un champ de bataille à l’heure où les corbeaux
Crèvent à coups de bec et mettent en lambeaux
Tous ces yeux et ces cœurs qui s’enflammaient naguère,
 
Tandis que flotte au loin le drapeau triomphant,
Et que parmi ceux-là qui gisent dans la plaine,
Les doigts crispés, la bouche ouverte et sans haleine,
L’un reconnaît son père et l’autre son enfant.
 
Oh ! Je voudrais les voir, lorsque dans la mêlée,
La gueule des canons crache à pleine volée
Des paquets de mitraille au nez des combattants,
 
Les voir, tous ces gens-là, prêcher leurs théories
Devant ces fronts troués, ces poitrines meurtries,
D’où la Mort a chassé des âmes de vingt ans.
François Ponsard (1814-1867)
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