Commandé vers 1411 par Jean Ier de Berry, ce livre de prières fut commencé par les frères de Limbourg, véritables virtuoses de l’enluminure, puis enrichi par Barthélemy d’Eyck et Jean Colombe, aboutissant à un chef-d’œuvre de l’illustration de la fin du Moyen Âge.
Unique en son genre, Les Très Riches Heures ne sont présentées au public que très rarement — en 1956 et en 2004. Cette exposition constitue donc une occasion exceptionnelle de les admirer à nouveau dans leur intégralité.
Le testament du duc d’Aumale, acquéreur du manuscrit au XIXᵉ siècle, impose en effet que les pièces de sa collection restent conservées au château de Chantilly.
Un chef-d’œuvre du Moyen Âge restauré et exposé
Le manuscrit comporte 66 grandes et 65 petites enluminures, combinant scènes religieuses et scènes de la vie quotidienne — travaux paysans, chasses, moments de cour — et reflète un luxe visuel sans égal.
Surnommé la « Joconde des manuscrits », il incarne un idéal visuel médiéval et a même inspiré le château de la Belle au bois dormant de Disneyland Paris. Pour la première fois, les douze feuillets du calendrier sont présentés simultanément, déréliés et exposés dans des caissons climatisés et…