Jean Jaurès, Jules Guesde et Édouard Vaillant sont au cœur du dossier, coordonné par Jean-Numa Ducange, directeur de publication et rédacteur en chef de la revue, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Rouen et auteur d’une récente biographie de Jean Jaurès, parue chez Perrin.
Après avoir tracé les portraits de Jaurès, Guesde et Vaillant, Jean-Numa Ducange s’intéresse au rapport de Jaurès et d’Edouard Vaillant à la question coloniale. Julien Chuzeville, spécialiste des courants socialistes et communistes en France sous la IIIe République se demande « Comment l’évolution révolutionnaire vint à Jaurès ». Jérémie Daire revient sur le célèbre débat du 26 novembre 1900 à l’hippodrome de Lille, opposant Guesde à Jaurès sur « les deux méthodes » et David Noël aborde la question du guesdisme dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais.
Stéphane Pirouelle s’intéresse au mouvement ouvrier et à la laïcisation de l’État de 1860 à 1914. Plus loin, Dominique Ferré revient sur quelques débats du mouvement ouvrier à l’époque de Jaurès et Guesde, notamment autour des questions de la grève, de la grève générale et des rapports parti-syndicat.
Enfin, pour clore ce dossier, Emmanuel Brandely consacre un article au mouvement socialiste français face à la guerre.
En dehors du dossier, les articles varia témoignent de la diversité des préoccupations des auteurs de la revue : Hervé Chuberre s’intéresse ainsi à la révolte des bonnets rouges de 1675, le dernier grand soulèvement antifiscal et antiféodal avant la Révolution française. Rémy Janneau et Michel Lefebvre s’entretiennent avec Emmanuel Brandely à l’occasion de la sortie de son livre « Les historiens contre la Commune » paru en avril 2024 aux éditions les nuits rouges.
Jean-Pierre Plisson revient sur le centenaire du Manifeste du surréalisme et à sa « célébration » au centre Georges Pompidou tandis que Nikos Papadatos s’intéresse aux « formes d’opposition de gauche au parti communiste de Grèce (1920-1931) ». On lira aussi avec intérêt l’article de Jean-Guillaume Lanuque sur « Les trotskystes français et la guerre d’Indochine (1946-1954) » et celui de Marion Labeÿ sur « Victor Fay et le mouvement ouvrier français ».
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Comme à chaque fois, ce neuvième numéro de la revue Molcer s’achève avec quelques comptes-rendus de lecture. Rémy Janneau a lu le quatrième et dernier tome des mémoires de Wilhelm Gengenbach (1914-2002), jeune ouvrier allemand, arrêté et torturé par les nazis, réfugié en France, militant du KPD en exil, résistant pendant la guerre, naturalisé en 1946 qui finira par rejoindre le PCF. Roger Revuz nous présente quant à lui le Lénine de Nina Gourfinkel réédité aux éditions Agone.
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