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Fondation Gabriel Péri
Revues

Georges Politzer et Dom Deschamps au sommaire de La Pensée

Accès libre
Mise à jour le 22 juin 2024
Temps de lecture : 3 minutes

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Revues

Le n° 418 de La Pensée, la revue éditée par la fondation Gabriel Péri, consacre son dossier principal à Georges Politzer (1903-1942). Ses travaux philosophiques, s’opposant au bergsonisme, sont d’une grande actualité dans le paysage actuel marqué par le retour des vieilles orientations idéalistes.

Politzer a largement contribué dans les années 1930 à faire connaître le marxisme et à montrer l’intérêt des approches rationalistes et donc matérialistes. Son étude de la crise de la psychologie a laissé des perspectives toujours fructueuses.

Militant et dirigeant communiste, il a été en pointe dans la production d’outils de compréhension de la crise du capitalisme et de la montée des fascismes auxquels il s’est opposé depuis sa jeunesse en Hongrie. Pour démystifier les idées irrationnelles du fascisme et promouvoir des approches rationnelles inspirées de Marx et Engels, il a été l’un des créateurs de l’Université Ouvrière et de la revue La Pensée en 1939, qui est toujours une revue intellectuelle de référence.

C’est en agissant dans le premier réseau de résistance universitaire et en travaillant à la version clandestine de La Pensée Libre qu’il est arrêté, avec Jacques Decour et Jacques Solomon, par les brigades spéciales de la police française et fusillé par les nazis au Mont-Valérien.

Les six contributions rassemblées dans le dossier Politzer visent à faire connaître sa production intellectuelle, sa postérité et son actualité. Elles reprennent le texte de communications présentées lors du colloque Politzer organisé à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne par La Pensée et la Fondation Gabriel Péri le 1ᵉʳ mars 2024.

On y trouve un article de Frédéric Fruteau de Laclos sur « Politzer et la critique du réalisme psychologique. Une lecture épistémologique », un article de Bernard Pudal sur « Politzer : l’invention d’un poste d’intellectuel dirigeant (1931-1942) », un article de Claude Morilhat sur « Georges Politzer, le passage au matérialisme », un article de Francis Combes sur « Georges Politzer, le philosophe, le poète et les mythes », un article de Benoît Lépinat sur « La psychologie concrète et son devenir dans le marxisme français » et un article d’Antoine Duarte sur « Pyschodynamique du travail et psychologie concrète avec Politzer ».

Le numéro 418 de La Pensée comprend un second dossier, consacré cette fois au moine et philosophe Dom Deschamps (1716-1774), précurseur du matérialisme, notamment dans sa discussion des écrits de Rousseau.

Cinq articles composent ce second dossier, qui comprend un article d’Eric Puisais, se demandant « Le spectre de Dom Deschamps hante-t-il les Lumières  ? », un article de Bernard Delhaume intitulé « Deschamps : la Logique moteur du méta-physique », un article d’Annie Ibrahim titré « Du Tout métaphysique au Tout politique », un article de Paolo Quintili consacré à «  Dom Deschamps et Diderot, liaisons politiques dangereuses » et enfin un article d’Eleonora Alfano intitulé « Un modèle de société "durable" au XVIIIe siècle : Dom Deschamps ».

Enfin, la revue propose dans sa rubrique « Vie de la recherche » trois articles consacrés au racisme et aux classes sociales, avec un article d’actualité de Florian Gulli sur « L’antiracisme au miroir de la lutte contre l’antisémitisme », un article de Loïc Wacquant sur « Le piège du "capitalisme racial" » et un article du sociologue Stéphane Beaud intitulé « Enfants d’immigrés et générations sociales ».

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