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Amis de Robespierre

De la déclaration des droits de l’Homme aux États généraux de l’information

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Mise à jour le 5 décembre 2024
Temps de lecture : 4 minutes

L’Association des « Amis de Robespierre pour le bicentenaire de la Révolution » (ARBR) poursuit son cycle de conférences consacré cette année aux droits de l’Homme. La prochaine sera consacrée à la liberté de la presse.

Après avoir accueilli Florence Gauthier à propos des droits naturels de l’homme, Serge Bianchi sur la souveraineté de la nation, Yannick Bosc, historien de la Révolution connu pour ses travaux sur le droit de propriété et la démocratie, elle invite, ce jeudi 5 décembre, le journaliste Philippe Allienne. Président du Club de la presse des Hauts-de-France et rédacteur en chef de Liberté Actus. Il s’exprimera sur la liberté de la presse aujourd’hui au regard des articles 10 et 11 de la déclaration des droits.

Docteur en Histoire et vice-président des Amis de Robespierre, Bernard Vandeplas rappelle que « Dès le mois de mai 1789, la Révolution française vécut une explosion du nombre de titres de journaux disposant d’une liberté de ton et d’expression incomparable. Ils jouèrent un rôle fondamental dans les développements politiques du moment.  » Pour lui, « le journal est donc plus qu’un organe d’information. Il est un des éléments qui forme et influence l’opinion publique aux débats politiques. Il participe à l’apprentissage politique du plus grand nombre. Organe de la vie publique, il est également l’organe de la liberté d’expression. »

La liberté de la presse n’est pas au top de sa forme

Les articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme, du 26 août 1789, posent les principes de la liberté d’expression et, par voie de conséquence, de la liberté de la presse. De fait, la liberté de ton des journaux, au début de la Révolution, marque le début de ce que l’on peut appeler une exception française : la presse d’opinion.

Depuis 1789, au moins quatre grandes dates sont à retenir pour la liberté de la presse : la loi du 29 juillet 1881  ; les ordonnances de 1944 sur la liberté de la presse  ; la Déclaration universelle des droits de l’homme (10 décembre 1948)  ; l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme (4 novembre 1950).

235 ans après le début de la Révolution française, nous constatons que la France est classée au 24ᵉ rang mondial pour la liberté de la presse par l’association Reporters sans frontières. Cette année, les États généraux de l’information, réunis sur une initiative du président de la République, viennent de rendre leur rapport après des mois de travail. La presse indépendante des grands groupes fait aussi des propositions. Si les médecins sont au chevet de la presse, c’est que la presse ne va pas bien. Ou plutôt, la liberté de la presse n’est pas au top de sa forme.

Un système fragile

Les journalistes doivent se battre pour protéger le fondamental secret des sources. Ils doivent faire face aux pressions policières et politiques. Ils se sont battus récemment contre un schéma du maintien de l’ordre qui voulait les empêcher de travailler librement. Ils ont à faire face à un profond phénomène de défiance venant du public. Ils doivent prendre en compte l’explosion des fausses informations, de la manipulation, de l’intelligence artificielle, des lois bâillon, etc.

Si l’on ajoute le rôle prédominant des financiers, des grands patrons industriels, des concentrations de presse, des menaces sur le service public de l’audiovisuel, du pied de nez fait aux ordonnances de 1944 et au Conseil national de la Résistance, on constate à quel point notre système de presse est fragile.

Autant de questions qui seront développées et débattues.

Jeudi 5 décembre, 18h30
2 Rue de la Douizieme, 62000 Arras
Renseignements et inscriptions : 06 81 72 82 66
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